mardi 2 octobre 2012

Mont Dolent


But au Dolent...

Mont Dolent - 3820m
 
 
Le premier objectif de cette dernière semaine du mois d'août 2012 est le mont Dolent par l'arête Gallet pour Mathieu et Alain.
Une belle course, pas vraiment difficile avec une cotation d'ensemble AD. Juste ce qu'il faut pour se mettre en jambes pour la suite. Mais malheureusement la météo en a décidé autrement. La période de canicule qui a précédé notre arrivée à tout fichu par terre.

 


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 Pour monter au bivouac du dolent (2667m) il faut contourner la Maye par les pentes raides de Sur la Lys.
Ce qui fait un dénivelé positif de 1200m pour une distance de 2km depuis le parking de La Fouly.


Le début de la montée -avec les instructions du C.A.S.

 


Et c'est parti pour 3hr30 de montée. Comme d'habitude, nous sommes chargés comme des mules avec pas loin de 16 kg par sac.






Sommet du passage des échelles

 
 
 





Arrivé au sommet des échelles la pente se redresse...un peu et gardera cette inclinaison minimum pour les derniers 1000m de dénivelé.







Dans la pente sous la Maye



 

Regard sur le village de La Fouly - Au bout du trait gris, le parking
 
Moment de grande solitude toujours autant apprécié
 
Avec un regard sur le Val Ferret.....
 
Et le Grand Combin




C'est pas tout d'admirer le paysage, mais il faut encore monter car on est loin d'être arrivé. Il y a seulement 1hr15 que nous montons....

 

Après quelques temps, nous découvrons enfin le pied du glacier sous les nuages
 
L'ancien (et pas l'Ankou!)



Commence aussi à faire plus froid- Derrière dans le nuage, le sommet!
 
Ah! Le bivouac - Est-il occupé?
 

Petit souvenir devant la porte de l'hôtel. Altitude: sur topo et cartes -2667m.
 



 Nous seront les seuls occupants du lieu. Tout ça rien que pour nous. Le plaisir est encore plus grand que si cela avait été une suite dans un 5 étoiles aux Caraïbes.

Vue sur l'intérieur de l'hôtel
 
Vue depuis l'intérieur
 
Tout confort...
 
Le pied du glacier....
 
.... où il faut aller chercher l'eau!

Avant de préparer le souper, une petite reconnaissance sur le glacier s'impose. Avec la canicule de ces derniers jours, il est complètement ouvert, plus de neige et les crevasses sont béantes. Mieux vaut un petit repérage de jour.

Dans le cercle rouge, le bivouac
 
Cette nuit, nous grimperons par cette barre de glace.
Hé, Mathieu, tu as repéré? C'est entre la 6ième et la 7ième crevasses depuis la rimaye.
 
C'est en fait le seul endroit où "ça passe" les autres arrivent, soit sous la barre de séracs, soit sur une énorme crevasse de rupture de pente qui est  perpendiculaire au glacier.
 


Reste à re-préparer le matériel. Lever prévu à 02hr.
 
 
Coucher du soleil sur le Mont Vélan et brume sur le Val Ferret

 
 
Fait quand même pas très chaud. Il y a du givre sur le bonnet
(Et pas " le bonnet du givré", nuance!)
 
 
Si on aime la montagne, c'est parce que l'on aime les belles choses. Et si l'on aime les belles, on aime les bonnes aussi. Nous étions bien chargés? Oui, il y avait de quoi faire un BBQ et se "taper" 900gr de Caprice des Dieux" passé au BBQ. Ajouter à cela un bon pain complet suisse et 2 saucissons bien secs. Faut des forces pour le lendemain...hahahaha!!!!
 

 

"Caprice" aux chandelles entre père et fils



 03hr nous sommes à pied d'oeuvre sur le glacier.
Nous allons escalader le premier ressaut.

 
 
 

Ici, il vaut mieux mettre une broche, car une glissade nous enverrait directement dans les crevasses que nous avons contournées après le deuxième ressaut.

 

Dans le 3ième ressaut
 
 

Le jour se lève déjà...
 
... et très rapidement
 
Séracs
 
Retour...
 
En attendant l'année prochaine...
Les causes
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1. le bivouac.
 
2. Pente raide de neige sous le point 3079m
    Suite au mois de juillet et d'août chaud, plus la période de canicule de fin août, il n'y a plus de neige dans la pente. Uniquement des éboulis très instables. Donc pas question de passer par là.
 
3.Crête neigeuse vers 3320m
  Restait la solution d'emprunter l'itinéraire d'hiver malgré l'absence de neige sur le glacier et d'espérer pouvoir franchir la crête (dont la neige avait aussi disparu!!!) et passer de l'autre côté, sur le glacier suspendu.
 
4. Point vers 3000m où nous avons pris la décision (très difficile, et Ô combien, de renoncer)
    La glace était cassante comme un mille feuilles. Absence de regèle nocturne avec un isotherme au-dessus de 4.500m  depuis plusieurs semaines.
A chaque coup de piolet, nous détachions des plaques de ± 40cm de diamètre et de 2 à 3 cm d'épaisseur, à de nombreux endroits en couches superposées. Cela commençait à devenir très risqué.
Le détachement d'une plaque plus importante et nous partions à deux pour une très très longue descente. Surtout si cela arrivait dans la pente terminale, sous le sommet.
 
5. Absence de neige également sur l'arête sud-ouest, itinéraire de descente vers le bivouac Fiorio en Italie.  Mais cela nous ne le saurons que plus tard. Nous aurions été mal engagés dans l'aventure en nous acharnant à vouloir atteindre le sommet.
Encore une fois, la sagesse et l'expérience ont bien servis....
 
L'adage populaire dit "au Dolent ça passe toujours, en général" et bien maintenant, avec le réchauffement, il faudra conjuguer au passé!!!
 
Alain Genicq
 


jeudi 2 août 2012

H




H...comme.... Helvétique bien entendu.
Départ du plat pays le 24 juillet 2012 pour Françoise et Alain. Direction Champex, dans le canton du Valais.
C'est là que se déroulera la première expérience "montagne" de Pinoche.
Uniquement de la rando prévue pour cette fois.

Champex - Parking du télésiège de la Bréya



Vérification du matériel, préparation des sacs, etc. A ce stade il y en a un qui ne sait pas encore qu'il va.... mais c'est pour la suite de l'histoire.












Et c'est parti pour une ascension de 700m vers Grands Plans à 2.194m d'altitude. Certains (un!) connaissent trop bien cette montée pédestre et ardue, que pour l'infliger à une "première"












Arrivée sur le plateau (2.464m) entre l'Aig de la cabane et les Pointes des chevrettes.
Oui, oui, vous avez bien vu. Là, au centre de la photo, avec sont petit chapeau de paille et toute en légèreté, c'est Pinoche qui arrive pour la pose casse- croûte. On en reparle plus avant....

C'est ici que les choses sérieuses vont commencer. Il reste seulement 1,5km à parcourir avant d'arriver à la cabane d'Orny. Pas bien long comme distance, tout à fait d'accord. Mais, 400m de dénivelé positif.




Et voici la preuve qu'elle y est bien arrivée, LA photo souvenir avec la plaque officielle à l'entrée de la cabane.

Cette année, ce sera le point final pour Pinoche et elle profitera grandement d'un beau soleil et d'une journée de repos le lendemain. A bien des égards, c'est un exploit, pour elle, d'être arrivée jusque là.

Grand optimiste que je suis, j'avais prévu de lui faire traverser le glacier du Trient le lendemain. J'avais oublié que...

Je continuerai seul le lendemain matin vers la cabane de Trient car l'état du glacier d'Orny me préoccupe. Il a le même aspect que si nous étions en octobre, juste avant le début de l'hiver.


C'est toujours un très grand plaisir de retrouver les gardiens, la famille Angeloz. Au poste depuis plus de 20 ans. Un accueil toujours magnifiquement cordial et une qualité de repas..mmm...j'ose pas vous dire, tellement c'est délicieux !!!



La montagne se meurt inexorablement.

Voici une petite partie de ce que j'ai découvert en arrivant sur le plateau du Trient. Ceux qui m'ont accompagnés là-bas pour faire quelques sommets connaissent très bien le coin.
Et bien, voici deux photos d'une voie mythique des Aiguilles Dorées.

Aig Dorées - couloir Kopt - 27-07-2012
Aig Dorées - couloir Kopt - 19-07-2009




Désormais, le "couloir Kopt" n'existe plus. Il faut l'oublier.
Le col du même nom est occupé à s'effondrer dans le couloir, arrachant le peu de glace qui y subsistait encore. La grosse tache noire sur le glacier? Et bien, c'est un amas de blocs de roche dont je n'ose même pas vous préciser la taille, celle d'un autocar pour certains.

Après cette petite journée de repos, il restait à redescendre en vallée. Ce fut un véritable baptême de la montagne pour Pinoche, car nous avons quitter la cabane d'Orny le samedi 28 vers 09hr30 sous les éclairs, la pluie mêlées de grêles et le vent.




Et pourtant, vous constatez qu'elle redescend avec le sourire. Bien heureuse de quitter ce milieu qu'elle juge un peu trop hostile... pour le moment.
Suggérant même que, si j'aime aller là-haut, c'est parce que mon papa m'a bercé trop près du mur quand j'étais petit !!! (Avec humour, hein !)

Ah oui, vous remarquez qu'elle est toujours aussi légèrement chargée...









Et bien voici la fin du mystère, pour autant qu'il ait jamais existé...









Sherpa T. Lobsang Alain était là, tant à la montée qu'au retour.

Pour une fois que j'étais heureux de monter léger. Avec, en matériel, juste de quoi faire une rando glacière... Et bien non, je me suis coltiné pas loin de 25Kg sur le dos...










Et c 'est dans la brume de midi que nous redescendons vers Champex....






Petit tour à la cabane de l'A Neuve







Là se trouvait le grand glacier de l'A Neuve
Pinoche a décidé de prendre un peu de repos et de se promener en vallée. Alors, à notre descente de Champex, nous sommes montés jusqu'au petit village de La Fouly. Avant dernier village du Val Ferret où la vallée se referme contre l'arête des Éconduits derrière laquelle se situe l'Italie.
Il n'y a plus guère de trace de ce grand glacier. Presqu' au centre de la photo, la pointe Kurz. A gauche, les Aiguilles Rouges du Dolent. Avant plan gauche: contrefort de la Maye et accès vers le bivouac du Dolent.

Le tableau étant situé, c'est en plein milieu de cela qu'il faut monter, avec un dénivelé de 1.250m pour atteindre la cabane de l'A Neuve. Trêve de commentaires, place aux photos.


l'Amône coule en cascade


 
Petit regard vers le bas

 Et vers le haut avec le premier passage chaîné


du sommet duquel on découvre la passerelle au dessus du torrent de l'Amône.



En regardant bien, vous apercevez le rouge de la toiture de la cabane au sommet de son éperon rocheux. Cela rappellera à Mathieu notre arrivée au refuge des Ecrins car ici aussi, il y a loin de la coupe aux lèvres...



Cela se précise, il reste à traverser un gros névé, pas visible sur la photo, et escalader une cheminée chaînée juste en dessous du coin gauche de la cabane.







Le passage en question

Vue depuis la terrasse de la cabane





Mais aussi vers les dernières centaines de mètres de l'arête Gallet au mont Dolent.
Superbe course dans laquelle nous serons engagés, Mathieu et moi, fin de ce mois d'août.

 C'était la raison de ma présence là-haut. A noter que le test de vitesse ascensionnelle est bon. Le topo prévoit 3hr pour les 1.250m de dénivelé, j'ai mis 3hr10 avec de nombreuses poses photos...
Ca va, "le vieux" a encore de la ressource !


Auto portrait




L'intérieur de la cabane, juste 3 tables
 Une merveille de petite cabane, seulement 12 places de capacité et un accueil merveilleux de Martine, la gardienne. Quand on est monté là-haut, on comprend très vite pourquoi il n'y a pas besoin de plus de 12 places. C'est pas une montée pour touristes....

Alain Genicq

mercredi 27 juin 2012

Encore et toujours

Oui, c'est là que cela se passe...

Encore et toujours l'entrainement pour la saison de montagne. Et c'est une fois de plus au Paradou que la séance a eu lieu. Mais pour changer, nous sommes montés au  "deuxième niveau", c'est à dire sur la dalle supérieure.
Elle est nettement moins haute (40m) que le début de la dalle Impériale, mais il faut savoir modifier ses habitudes et cela faisait bien longtemps que je n'avais plus grimpé là-bas.
Ce n'est pas toujours très motivant de répéter sans cesse les 4 ou 5 mêmes voies à longueur de séance sous prétexte qu'il faut faire du chiffre...

Fait étonnant, ce mardi 26 juin était une superbe journée et malgré cela le massif est resté désert, au moins jusque 16hr, moment ou nous avons quitter Yvoir. Situation qui me convient très bien en vieux grimpeur solitaire que je suis...



Petit rappel pour installer la corde.
Donc cette fois, seulement 300m cumulés, mais la quantité est remplacée par la qualité. Uniquement des voies de 5 et 5+. Toujours auto-assuré au "croll" bien entendu.
Heureux de quitter les chaussons en fin de séance, les orteils un peu douloureux, mais satisfait de l'enchaînement.

Je me suis juré que la prochaine fois j'attaque les enchaînements dans le 6ième degré, na !





Délicatement, tel un lézard sous le soleil....

Les pieds de voies, le rocher, les abords, tout cela est retourné à l'état sauvage. La végétation envahit tout et le rocher n'est ni peigné ni nettoyé ??? Nouvelles directives du DNF??? Toujours est-il que "attention où vous posez les mains et les pieds"...


J'avais préparé une petite vidéo retraçant l'escalade intégrale d'une de ces belles voies en 5.
Durée 7min34, mais plus de 430Mo. C'est trop lourd à charger sur le blog et je ne sais pas comment faire pour compresser cela, donc ce sera pour une autre fois...

 

Alain Genicq


mercredi 20 juin 2012

Imprévu!

Grimpe auto-assuré sur croll

Mercredi 20 juin. Il pleut sur Laforêt (pas Marie!) comme d'habitude. Mais la pluie n'empêche pas le pèlerin, c'est bien connu. Donc nous, Françoise et moi, décidons de pousser une petite pointe vers le Paradou histoire de voir si par hasard...



Début de la dalle impériale

Et effectivement, le rocher est plus ou moins sec, grimpable en tous cas.
La végétation a bien envahi le massif et il serait grand temps que le KBF fasse un petit nettoyage!

Le temps d'installer, par le haut, deux cordes. Une 60m pour les 35 mètres du sommet au relais et une 70m pour les 45 mètres depuis le relais jusqu'au sol.


Journée d'entraînement, mais pas très en forme.
Résultat: seulement ± 290 mètres enchaînés.

Mais le plaisir y était quand même


Début de la deuxième longueur


Dans la deuxième longueur


Fait soif....!


Alain Genicq